Denis Delevaux

** Préambule

Je suis né à Evian Les Bains en 1954 et installé à Roanne depuis 1979 dans cette région magnifique, contrastée et au carrefour de tant de plaisirs des yeux et de la bouche.
Mon premier boîtier reflex remonte à 1974 : un Praticka lourd et bon marché mais déjà magique par la qualité des premières épreuves. A partir de là j’ai pu rivaliser avec mon oncle qui était la référence dans la famille en matière de photo.

** Apprentissage

Mon apprentissage approfondi de la photo , de sa chimie, de l’étude de la lumière et des différents supports de l’image remonte aux années 80-86 au contact d’un photo club et de Guy Segay avec qui j’ai testé le Zone Système, découvert de grands photographes et lu plusieurs ouvrages sur la photo. De cette période d’apprentissage, puis de transmission de la technique à d’autres amateurs m’est venu le goût de la précision, et de l’image bien cadrée, bien exposée, bien fixée, bien lavée pour sa conservation ultérieure.
Et cerise sur le gâteau, quand le conjoint adoré aime la photo, la partage et la pratique aussi, vous avez là tous les ingrédients pour poursuivre cette passion des décennies.

** Vitesse de croisière

Dans la décennie 1980, j’ai participé avec Guy Segay , Guy Pognat et Bernard Favier à la naissance de Présence Photo 42 , association qui nous a permis de traiter en commun depuis deux décennies, les sujets les plus divers , tout en montrant nos photos lors de nombreuses expositions.

** Mon matériel : plusieurs générations

En 1982, j’ai acquis mon appareil préféré : l’Olympus OM1N boîtier compact, précis, à l’optique 50mn extraordinaire, que j’utilise en Noir et Blanc, uniquement en « manuel » couplé à une cellule Pentax Spot, merveille de précision et de fiabilité.
J’ai acquis aussi en occasion une chambre 4×5 inchs Cambo et l’agrandisseur pour ce type de format. J’ai eu peu l’occasion de sortir et mettre en ouvre ce beau matériel, faute de temps. Cela fait partie des objectifs à moyen terme.

Au début du 21eme siècle , j’ai acquis la première génération de numérique, un minolta, lent au déclenchement et gourmant en énergie.

Et cette année 2005 , j’ai acquis un Canon EOS350D merveille de précision, de simplicité et de rapidité : 8 millions de pixels et une capacité mémoire amovible de 2 Go.

Vous l’aurez compris : je travaille le noir et blanc jusqu’au tirage final mais je passe aussi du temps sur mon micro à traiter les images couleur de mon Canon Eos 350D.

** Les 7 émotions fortes ou le plaisir assuré

A ceux qui lisent ces lignes et se demandent pourquoi un photographe amateur aime tant la photo je répondrai que j’y prends beaucoup de plaisir et que je trouve dans la photo plusieurs sources d’émotions fortes :

1) A la prise de vue , quand je prévisualise la future photo en plissant légèrement les yeux pour accroître la perception du contraste, déterminer les hautes lumières et les noirs profonds, j’imagine le résultat final en Noir et Blanc : c’est toujours passionnant.

2) Caché sous le voile noir , quand je détaille à la loupe, chaque détail sur le verre dépoli de l’image inversée c’est un régal des yeux et instant magique.

3) Après un soin tout particulier à soigner les deux paramètres que sont le temps de développement et la température, étrange suspens que voilà quand après le rinçage approfondi du négatif je découvre enfin le négatif final ! À l’observation du film encore ruisselant je me dis à chaque fois depuis plus de 20 ans que la prise de vue fut bonne ou mauvaise et que le tirage final sera facile ou plus compliqué.

4) Epreuve de vérité avant l’exposition du papier argentique, quand je détaille sous l’agrandisseur avec le scoponet, chaque détail de l’image négative jusqu’au grain argentique. C’est vraiment à ce moment précis que je sais si l’image est floue ou bien nette.

5) Baigné dans l’atmosphère inactinique rouge du labo et ses odeurs particulières, quelle intense émotion quand enfin apparaît dans le révélateur, l’image définitive , résultat de tant d’opérations délicates !

6) Je ressens il est vrai moins d’émotion à observer l’image en couleurs captée par le boîtier numérique sur l’afficheur car il n’y a plus de surprise possible et je peux effacer et sans cesse recommencer la prise de vue sans le souci de veiller au stock de films.

De même quand j’observe la même image sur l’écran d’ordinateur, agrandie à l’échelle du pixel, je m’étonne souvent de la précision et du détail affiché. L’image numérique c’est rapide précis et simple à mettre en ouvre et l’image en couleur peut ainsi voyager en un temps record aux quatre coins du monde ou être présentée sur notre site préféré pour être lue par tout un public nouveau .

7) Je termine par l’émotion particulière qui est celle de regarder la photo Noir et blanc d’un autre photographe , bien cadrée, bien tirée, bien nette, avec des noirs profonds et bien détaillés, des blancs nuancés avec toute la panoplie des gris intermédiaires. C’est pour la forme et pour le fond, l’intérêt du sujet, l’angle de prise de vue, le jeu des ombres et lumières, l’émotion exprimée, l’ambiance dégagée, l’instant magique capté, sont source d’infinis plaisirs ou de commentaires tout aussi divers.

Matériel de Prise de
Vue :
Films et Développement
:
Tirages :
Boîtiers:24X36 Reflex Olympus
OM1Objectif de 50mmChambre 4X5 in CamboReflex Numérique Canon 350D
Films:AgfaPan 25 Iso (avant disparition)Ilford
Delta 100

Révélateur
Ilford

ID11

Fixateur Ilford
Rapid Fixer

Papiers:
Agfa Record Rapid (avant
disparition)AgfaClassicBerggerRévélateur:
AgfaNeutolFixateur: Ilford

Rapid Fixer